COMMUNIQUÉ
                                                                                       Une publication de la Fondation Khyentse                             Decembre, 2010
banner
Khyentse Foundation Home  |  Donate Online
 Dans ce Numéro   ARTICLE
SOUTENIR LA TRADITION THERAVADA
La Fondation Khyentse adopte une position oecuménique dans son patronage du Bouddhisme.

En reconnaissant l'importance de la tradition Theravada comme le fondement de la pratique bouddhiste, dans un vrai esprit Rimé, la Fondation Khyentse soutient les efforts déployés pour assurer la survie, la préservation et le renouveau du bouddhisme Theravada dans des pays comme le Cambodge, le Sri Lanka, et la Birmanie. Il reste beaucoup à faire, et nous espérons que les petits moyens de la Fondation suscitent l'intérêt et inspirent la communauté bouddhiste à agir.
 
Dans ce numéro, nous avons interviewé des érudits et des pratiquants qui ont dédié leur vie à agir dans ce domaine. Lisez les défis auxquels est confrontée aujourd'hui la tradition Theravada.
 
Nous avons de bonnes nouvelles à propos du programme de visiteurs Khyentse à l'Université d'Oxford. Faites aussi la connaissance de Suyin Lee, notre coordinatrice des fonds, et lisez le reportage sur la visite de Khenpo Jamyang Lobshal à Washington D.C., et le travail de Wangmo and Richard Dixey à Bodhgaya. 
 
 
Photo de Pawo Choying Dorji.
 
Crédits photos du bandeau: Le logo de la Fondation Khyentse, le lion d'Ashoka (explications ci-dessous); Rinpoche à Bir, de Pawo Choying Dorji; des moines Thaïs marchant dans Bangkok (photo mise à disposition par Peter Skilling); la tradition de demande d'aumônes; le Temple Mahabodhi à Bodhgaya. de Pawo Choying Dorji (aussi à droite).
 
   
DES NOUVELLES DE
SIDDHARTHA'S INTENT 

 
 Rinpoché enseigne à l'Université d'Oxford. Etablissement du programme de visiteurs Khyentse
 
Rinpoché a enseigné à l'Université d'Oxford  Oxford Center for Buddhist Studies trois semaines en novembre, pour inaugurer le programme Visiteurs Khyentse. Le programme, unique au monde dans les universités, réunira des moines et nonnes bouddhistes de toutes les traditions pour donner des conférences et enseigner  à des candidats de diplômes d'Oxford. La plupart des tutoriels  et des réunions académiques étaient réservés aux étudiants et savants d'Oxford. Rinpoché a aussi dirigé une session de méditation pour les patients du Centre de Conscience d'Oxford qui traite de cas psychiatriques.
 
Wolfson College, la plus grande faculté d'Oxford et centre de bourses bouddhistes, a conféré à Rinpoché le titre officiel de Visiteur Invité. Lors des quatre conférences publiques de Rinpoché, il y a eu  une session de trois heures sur le bouddhisme et la science, devant une audience debout dans la salle, dont d'éminents scientifiques.
 
Les candidats au diplôme d'Oxford et leurs professeurs ont apprécié Rinpoché et son approche terre-à-terre de ces concepts bouddhistes ardus. Le seul "défaut" de la visite, ont-ils dit, est qu'elle a été trop brève. Un des participants a écrit: "Durant les débats d'Oxford, Rinpoché était en pleine forme, comme on s'y attendait. Il était totalement brillant, concis, drôle et plein d'autodérision."
 
Le Vénérable Dhammasami, abbé de l'Oxford Buddha Vihara, a fait ce commentaire:  "La visite de Rinpoché était fantastique. Tout le monde était très content."
 
Le prochain enseignement public de Rinpoché sera sur le Bodhicharyavatara de Shantideva au Deer Park Institute à Bir, Himachal Pradesh, en Inde, 26-29 mai 2011.
 

Ecouter les Enseignements de Brighton
 
 
 
 
Dzongsar Khyentse Rinpoche et le Ven. Dhammasami à Oxford. Photo de Janine Schultz.
 

LE PROJET D'HERITAGE LITTERAIRE BOUDDHISTE (PHLB)

 
L'opération "Parrainer une Page" du PHLB Débute

PHLB prépare la refonte de son site Web et va lancer prochainement sa nouvelle action "Parrainer une page". Inscrivez-vous dès à présent pour être informé des derniers développements.
 
PHLB est comme un fruit plus grand que l'arbre dont il est issu. Pour l'instant, la Fondation Khyentse fournit l'infrastructure permettant au projet de croître. D'ici trois à cinq ans, il deviendra une organisation indépendante avec sa propre structure et comité d'administration. Jusque là, FK s'est engagée à favoriser son succès de toutes les manières possibles.
 
 
BOURSES ET PRIX
  
FK Décerne le Plus Grand Nombre de Bourses de son Histoire à des Pratiquants du Theravada
    
En janvier 2010, la Fondation Khyentse a reçu 25 requêtes de bourses d'études ; en juillet nous avons reçu 61 requêtes, pour un total de 86 requêtes durant les 7 premiers mois de l'année. En juillet, nous avons attribué des bourses à 20 personnes - le plus grand nombre de notre histoire. Dix-huit de ces bourses sont allées à la sangha Theravada dans les ordres - 16 moines et 2 nonnes – préparant des diplômes supérieurs en études bouddhistes. (Les deux autres bourses ont été accordées à des pratiquants occidentaux). La plupart des bénéficiaires viennent du Bangladesh et de Birmanie, des pays où la possibilité d'études supérieures est restreinte, et où ils ont peu ou pas de ressources personnelles. Avec le soutien de FK, ils font leurs études en Inde, en Thaïlande et au Sri Lanka. Voici les histoires de quelques-uns de ces boursiers.
 
U Key Mong est un moine de Birmanie, qui étudie à l'Université Nalanda en Inde. Il écrit: "Je suis un moine bouddhiste et maintenant un étudiant à l'Université Nalanda grâce à votre soutien. J'ai été ordonné moine dans ma ville natale en 1996. Je suis en dernière année, dans la session 2010-2011, pour un diplôme de maîtrise. Mes buts sont d'apprendre l'histoire et la philosophie bouddhistes afin de devenir un moine éduqué capable de donner des conférences à ceux qui sont intéressés par le bouddhisme dans le monde. Afin de réaliser ces objectifs, je me concentre sur mes études avec l'encouragement de votre soutien. Je vous suis reconnaissant pour cette grande opportunité, parce que sans votre soutien ça m’aurait été impossible."
 
Ven. Satya Priya Bhikkhue est un moine du Bangladesh qui prépare son baccalauréat en Thaïlande. "Ma motivation en étudiant le bouddhisme et la méditation Vipasana est de cultiver la conscience. La conscience de voir comment la souffrance débute, voir comment elle cesse, réduire la magnitude de la souffrance, et éventuellement comment mettre fin à la souffrance. J'ai beaucoup d'aspirations après la fin de mes études. J'espère aider les bouddhistes pauvres au Bangladesh. J'espère ouvrir un orphelinat pour les enfants bouddhistes pauvres afin qu'ils puissent étudier le Dhamma. J'ai réalisé que l'éducation est importante pour chacun. Ma principale aspiration est de propager le bouddhisme au Bangladesh."
 
U Cariya est un moine birman réfugié  qui prépare sa maîtrise en études bouddhistes à l'Université Magadh, en Inde.  "Après la fin de mes études, la plus grande partie de mon temps sera dédiée à la méditation. Et, si possible, je dirigerai un centre de méditation pour guider ceux qui suivent la voie de la méditation de notre Bouddha de par le monde. En tant que moine bouddhiste qui n'a pas d'autre soutien, je suis très heureux de savoir que vous soutenez les moines dans le besoin."

Les subventions et bourses de la Fondation Khyentse aident à mettre le Dharma du Bouddha à disposition de tous ceux qui le cherchent. L'aide financière aux individus est attribuée selon le mérite et le besoin, sans distinction de nationalité, de l'origine ethnique, de la tradition bouddhiste ou du contexte culturel. Visitez le site Web pour plus d'informations sur les bourses de FK.  
 
 AUTRE NOUVELLES

 
RAPPORT D'ACTIVITE DU K.E.A.P. 

 
Bourses d'études supérieures du fonds FK pour les moines Theravadin

En 2009, la Fondation Khyentse a accordé au Projet d'Aide aux Bouddhistes Khmers (KEAP) une subvention spéciale pour soutenir deux moines cambodgiens, à savoir un programme d'une année de maîtrise en études bouddhistes. Parce qu'il n'existe pas de programme d'études bouddhistes supérieures au Cambodge, les moines sont à l'Institut supérieur d'études bouddhistes en pâli de l'Université Kelaniya, à Colombo, au Sri Lanka.
 
Ven. Chhun Sophal and Ven. Hak Sienghai ont commencé leurs études au Sri Lanka en janvier  2010, et Ven. Chhun Sophal a l'intention de poursuivre ses études pour obtenir une maîtrise en philosophie.
Trois nouveaux boursiers seront sélectionnés à la fin 2010, et donc FK soutiendra en 2011 quatre moines par le KEAP.

Le but du KEAP est de renforcer la lignée Theravada de la  sangha cambodgienne dans un processus de reconstruction après la quasi destruction du bouddhisme au Cambodge dans les années 70. Pour plus d'informations sur le KEAP et l'engagement de la Fondation, allez sur http://www.keap-net.org/
 
Ven. Hak Sienghai, à droite, et le Vén. Chhun Sophal, 3e depuis la droite, avec un moine, à l'aéroport international de Phnom Penh.
 

PRIX D'EXCELLENCE EN ETUDES BOUDDHISTES

Li Yin reçoit le Prix à l'Université de Pékin

Le 22 Octobre 2010, une talentueuse érudite, chercheuse et traductrice bouddhiste a reçu le cinquième Prix d'Excellence en Etudes Bouddhistes de la Fondation Khyentse, et le premier à être remis à une personne asiatique. Depuis deux ans, Li Ying est diplômée de l'Institut de Recherches des manuscrits en sanskrit et Littérature bouddhiste de l'Ecole des langues étrangères à l'Université de Pékin. Sous la direction du Prof. Dr. Qing Duan, elle a participé à la traduction du canon pâli en chinois, dans le cadre d'un programme de coopération avec l'Université Dhammakaya de Thaïlande.

 
Photo: Florence Koh de la Fondation Khyentse, Li Ying, et le Prof. Bang Wei Wang, directeur du Research Institute. 
  LES NOUVELLES DE FK EN FRANCAIS

Le Communiqué est maintenant traduit en français. Si vous voulez lire l'édition en français, envoyez-nous un   email et vous serez ajouté à la liste.  
 

LANCEMENT DE WWW. KHYENTSE.ORG

 Le Nouveau Site Web Sert de Portail à Toutes les Activités de Rinpoché
Les amis de Rinpoché ont lancé un nouveau site Web officiel qui décrit ses activités et permet aux visiteurs d'explorer chaque "pilier" du mandala. Allez voir www.khyentse.org.
 
 
ET PUIS...?

 
 
Ne manquez pas le prochain numéro du Communiqué en février 2011.

Si vous avez déménagé, ou si vos coordonnées ont changé, mettez-les  à jour sur  la liste d'envoi du Mandala. Khyentse Mandala Mailing List
 
NOTRE EMBLEME


Le Lion De Ashoka
Le logo de la Fondation Khyentse est le lion.
Le roi Ashoka a régné durant l’empire Maurya (3e s. avant JC), un âge d’or du bouddhisme. Il a marqué son règne par des piliers gravés d’enseignements bouddhistes qu’il érigea partout dans son royaume.
«A cette époque, le bouddhisme imprégnait tous les niveaux de la société, et les gens reconnaissaient la valeur d’investir dans la recherche de l’éveil», explique Dzongsar Khyentse Rinpoché.
 
“Le but de la fondation Khyentse est de créer un système de soutien pour l’étude et la pratique continue du dharma. Si nous voulons sincèrement soutenir les traditions du bouddhisme, si nous parlons d’établir le bouddhisme en Occident, alors nous avons besoin de penser à l’avenir de la nouvelle génération.»
Cela signifie créer des structures durables qui soutiennent la pratique et rendent le Dharma accessible à quiconque s’y intéresse. C’est pourquoi le pilier marqué du lion est un choix évident pour symboliser les principes de la Fondation.
 
 
REJOIGNEZ LE MANDALA D'OFFRANDE DE LA FONDATION  KHYENTSE  

“Un ratio de dépenses de moins de 1% du budget total. Vraiment, je pense que cela dit tout.”
 
—Dzongsar Khyentse Rinpoché, août 2010

Durant l'exercice 2009 de la Fondation Khyentse, nos dépenses de fonctionnement ont représenté à peine 0,87% de notre budget total. Cela signifie que plus de 99 cents de chaque dollar donné vont aux personnes et aux projets que nous soutenons.
 
Cette frugalité est possible uniquement en raison de la politique sans fioritures de la Fondation Khyentse et des gens derrière FK - les bénévoles qui donnent leur temps, leurs compétences et leur expertise (en plus de l'argent) à la fondation.
 
Au cours de l'année dernière, 99,13 cents de chaque dollar reçu ont servi à soutenir une diversité de personnes, d'organisations et de projets dédiés à promouvoir l'étude et la pratique des enseignements du Bouddha dans toutes les traditions de par le monde.
 
La Fondation Khyentse est une organisation d'offrande. Rejoignez-nous en tant que sponsor et bénévole pour promouvoir les enseignements de sagesse et de compassion du Bouddha pour le bien de tous.
 
Pour poursuivre cet héritage d'offrande, envisagez d'inclure la Fondation Khyentse comme bénéficiaire dans votre testament ou plan de succession. Pour plus de détails, contactez [email protected]
 
 Photo de Dang Ngo
 
 

 
Une Approche Oecuménique: Le Soutien de Toutes les Traditions
La Fondation Khyentse soutient les pratiquants, les étudiants et les institutions du Theravada

"Dans le soutra de la Prajnaparamita, le Bouddha a dit que les bodhisattvas ne devraient jamais abandonner le dharma. Il voulait dire par là que si un bodhisatta pense 'Oh, cette personne n'enseigne que le Shravakayana, cette personne n'enseigne que le Pratyekabuddhayana,' même cela peut être considéré comme abandonner le dharma, qui est l'une des actions non vertueuses les plus effroyables. Penser de cette façon signifie que vous avez développé une attitude qui considère le Mahayana comme suprême et tous les autres véhicules comme inférieurs. Une attitude oecuménique ou non-sectaire envers les enseignements du Bouddha est tellement nécessaire - spécialement si vous vous pratiquez la voie Mahayana."
 
Dzongsar Khyentse Rinpoché, Se défaire des Quatre Attachements, Kathmandou, Népal 2009
 
 
Perspectives sur la Tradition Theravada 

Vénérable Aggacitta Bhikkhu
Nous avons demandé à l'un des fervents visiteurs du Parc aux Gazelles de parler de sa voie et de ce que la FK peut faire pour soutenir la tradition. 

Je pense que les monastères au Népal ont besoin de soutien. Les gens pensent que le Népal est uniquement Vajrayana, mais il y a beaucoup de Theravadins là-bas. J'ai résidé au Népal dans un monastère fondé par des Malaysiens. Si l'argent venait à leur manquer, que feraient-ils? Il y a aussi 19 monastères en Assam et quelques-uns au Bangladesh. Plus de 95% des Bangladeshis sont musulmans, mais il y a aussi une population minoritaire de bouddhistes Theravada. La Thaïlande est en voie de développement et les communautés se soutiennent bien. Mais au Laos, au Cambodge, en Birmanie, ces pays pauvres auraient bien besoin d'aide. Nous pourrions aussi envoyer des moines à la campagne pour enseigner aux communautés rurales. Cela demanderait quelques investigations pour savoir ce qui est nécessaire. 
 
Peter Gyallay-Pap, PhD
Peter Gyallay-Pap est le fondateur et directeur exécutif du Projet d'aide aux Etudes Bouddhistes Khmers Khmer-Buddhist Educational Assistance Project (KEAP). Pour davantage d’informations sur  Peter, l'histoire et l'évolution des travaux du KEAP au Cambodge, ainsi que le rôle du KEAP dans l'aide à la restauration de la culture et des institutions bouddhistes après la période des Khmers rouges, lire l’interview réalisée par le Centre Berkley pour la religion, la paix et les affaires mondiales de l'Université de Georgetown. Lire aussi  la lettre d'information 2010 du KEAP 2010 newsletter.
 
Pendant des siècles, le bouddhisme Theravada a été - et continue à être de nos jours - une partie intégrante de la trame de vie des sociétés du Sud-Est asiatique. En contraste avec la tradition Mahayana, du moins en Extrême-Orient, le Theravada est une tradition profondément monastique. Le wat (temple--monastère) avec ses moines, nonnes et laïcs âgés, est à la fois le centre physique et symbolique de la vie des gens dans ces pays, et pas seulement dans les régions rurales. Il va sans dire que la qualité de la sangha - dans une large mesure - détermine si ces sociétés sont capables de se maintenir (c'est-à-dire de vivre une vie qui a du sens) ou de se désintégrer (succomber aux souillures de l'avarice et de l'envie, la force brute, et le capitalisme consumériste). En dehors de la Fondation Khyentse, je ne connais aucune fondation ou organisation charitable, bouddhiste ou non-bouddhiste, qui soit consciente de cette réalité sociale vitale dans cette partie du monde, et qui fasse quelque chose pour y remédier.
 
Venerable Dr. Khammai Dhammasami
Le Vénérable Dhammasami est un moine érudit du bouddhisme Theravada engagé dans l'enseignement et la recherche en études bouddhistes à l'Université d'Oxford, où il a reçu le doctorat en Etudes bouddhistes. Parmi ses nombreuses autres fonctions, il enseigne le pâli et la méditation à l'Ecole d'Etudes orientales et africaines à l'Université de Londres. Il est aussi le fondateur et secrétaire exécutif de l'Association des Universités bouddhistes Theravada (ATBU).
 
L'occidentalisation et la mondialisation signifient que ceux qui parlent anglais sont considérés comme supérieurs, même parmi la sangha Theravada, démoralisant ainsi d'une certaine façon les jeunes moines étudiants en pâli qui en viennent à penser qu'étudier le pâli est désuet! L'Association des Universités bouddhistes Theravada a récemment fait des efforts pour accorder un meilleur statut aux étudiants du pâli traditionnel en instituant des conférences académiques internationales en langue pâlie. C'est un effort louable en soi mais en aucune façon suffisant.
 
Nous devons insister auprès des éducateurs et étudiants Theravada qu'étudier l'anglais ne sert pas purement à étudier les sujets profanes comme on en avait l’habitude. A présent, étudier conjointement l'anglais et le pâli peut aider les étudiants à maîtriser le Tipitaka et à accéder à un large éventail d'interprétations d'enseignants réputés. C'est réellement ce que bon nombre de membres de l'ATBU essaient d'atteindre avec un niveau d'anglais moyen. Pour s'assurer que leur objectif est réalisable, nous devons renforcer l'ATBU en tant que forum international à l'aise avec l'étude de l'anglais et du pâli. L'anglais est davantage qu'une langue; il symbolise en fait le système éducatif occidental, tandis que le pâli maintient les ressources traditionnelles de l'éducation bouddhiste Theravada. Il n'est plus nécessaire que le conflit entre les deux langues perdure de nos jours.

Professor Peter Skilling
Peter Skilling est le fondateur de la Fondation "Feuilles Fragiles de Palmier"  Fragile Palm Leaves Foundation, dédiée à la préservation, l'étude et la publication d'ouvrages bouddhistes dans le Sud-Est asiatique. C'est un conseiller de la Fondation Khyentse. 

Au coeur de toutes les traditions bouddhistes résident la compassion et la conscience panoramique. Ces idées centrales sont exprimées en différentes langues, textes et pratiques. La tradition Theravada, avec sa riche collection de textes en pâli et en langues locales du Sud-Est asiatique, est partie intégrante de l'héritage bouddhiste universel. Il est d'une valeur inestimable pour l'humanité.
 
Comme tous les systèmes de connaissance prémodernes, le Theravada traverse une période critique tandis que la société change rapidement en cet âge de mondialisation. L'étude traditionnelle de la langue et des textes pâlis, qui dépend de la communauté des moines, s'est considérablement affaiblie; de moins en moins de moines ont une connaissance complète et profonde. Les pratiques et textes anciens disparaissent tandis que l'éducation se normalise et les croyances se rationalisent. Je doute que la connaissance basée sur Internet puisse remplacer les méthodes éprouvées de formation avec un mentor qualifié qui est un modèle pour  son élève et lui accorde une attention personnelle.
 
D'autre part, la sangha ne s'est pas suffisamment adaptée ou n'a pas intégré le système d'éducation et de recherche soi-disant moderne ou occidental. Elle n'a pas suffisamment compris ses valeurs ou, plus important, trouvé de nouvelles solutions aux multiples questions d'éducation et de changement de société. J'espère que les nouvelles générations d'éducateurs, de responsables monastiques et laïcs, et les maîtres réalisés vont faire face à ce problème avec soin et sagesse.
 
Les échanges et le dialogue sont toujours importants; récemment le réseau mondial de l'Association des Universités bouddhistes Theravada (ATBU) a pris une initiative significative en prenant pour objectif d' "unir les gens, les connaissances et les compétences  de chaque établissement d'enseignement supérieur dans une mission spécifique, qui consiste à éduquer les étudiants à comprendre et pratiquer le Bouddha Dhamma tel que présenté dans le canon pâli."
 
Revitaliser la Tradition Theravada en Inde
Par Richard et Wangmo Dixey
Wangmo Dixey est directrice générale et Richard Dixey est directeur adjoint de la Fondation Internationale Lumière du Bouddhadharma  (LBDFI), et aussi conseiller de la Fondation Khyentse. Fondée en 2002 par le Vén. Tarthaang Tulku, une des missions de la LBDFI est de soutenir la préservation et la restauration des sanctuaires et objets culturels en Inde.
Dans cet essai, Richard et Wangmo discutent de la tradition du bouddhisme Theravada et nous donnent un avant-goût de leur expérience de travail en Inde pour la LBDFI.

En descendant les marches vers l'entrée principale de la Mahabodhi Mahavihara, le grand Temple de Bodhgaya rayonne comme un lotus de joyaux. Alors que nous pénétrons dans ce lieu d'éveil, l'espace sacré nous invite à tourner nos esprits vers les enseignements du  Bouddha.
 
Il y a  peu d'endroits au monde où tous les bouddhistes se réunissent sous le même parasol - du pèlerin qui offre des orchidées fraîches venant de Thaïlande, au Tibétain qui a voyagé en bus ou en train depuis l'Himalaya avec une offrande de mandala de turquoises et de corail, jusqu'à l'Occidental qui médite sous l'arbre sacré de la Bodhi. Tous partagent un engagement commun de comprendre et approfondir leur relation à cet endroit sacré.
 
Après quelques jours, on distingue bien qu'il y a trois volets principaux dans le bouddhisme. Il y a les écoles himalayennes, représentées par les Tibétains, les Bhoutanais et les peuples de l'Himalaya indien; il ya les écoles classiques du Mahayana, représentées par les Chinois, les Vietnamiens, les Japonais et les Coréens; et puis il y a  les Theravadins, représentés par les Sri Lankais, les Birmans, les Thaïs, les Laotiens, les Cambodgiens, les Bangladeshis, et les Indiens eux-mêmes.
On pourrait en conclure que les Theravadins sont les plus austères, portant grand soin à leur robe, chantant à l'unisson, respectant strictement les règles de conduite du Vinaya établies par le Bouddha et codifiées par Kaçyapa, le grand Arhat, il y a 2600 ans.
 
D'une certaine façon, on pourrait avoir raison, mais il y a aussi beaucoup d'aspects de la tradition Theravada qui sont cachés aux profanes. Ce n'est pas un acte délibéré. Simplement, dans beaucoup de pays où cette école est prédominante, elle bénéficie du soutien de l'Etat, les moines supérieurs ont le statut de diplomates et représentants de l'Etat et ils ont accès à d'impressionnants aménagements. Dans de telles circonstances, il n'y a pas besoin de répondre aux demandes de renseignements occasionnelles.
 
Les deux piliers de la tradition Theravada sont le respect du Vinaya comme moyen de vivre et la pratique de la méditation comme chemin vers la sagesse. Bien que les règles du Vinaya, qui constituent le fondement de l'école, soient fixées sous forme canonique dans les textes pâlis, les traditions de méditation varient considérablement, avec de nombreuses approches, techniques et résultats transmis de maître à disciple par lignée orale, ce qui n’est pas sans rappeler les écoles tibétaines. Après 8 ou 12 années dans les ordres, un moine Theravada est libre de s'en aller pour le reste de sa vie, et beaucoup le font, avec pour seules conditions de subsister avec leurs robes, un bol à offrandes, un parapluie, un bol d'eau, un cordon et un cure-dents. Bien que les forêts du nord se réduisent, il y a encore de vastes zones au nord de la Birmanie, de la Thaïlande, du Vietnam et du Laos où les moines errent librement, vivant dans des grottes ou des khutis, simples constructions en bambous, exactement comme l'a fait le Bouddha Sakyamouni il y a des milliers d'années...
 

 
 Les Feuilles de Palmier Sont Vraiment Fragiles 

Le but de la Fondation Feuilles Fragiles de Palmier, établie par le professeur bouddhiste Peter Skilling, est de préserver et d'étudier l'héritage de la littérature bouddhiste du Sud-Est asiatique.

La Fondation Khyentse soutient les efforts de la FPL en établissant un catalogue et en préparant une base de données de sa grande collection de manuscrits bouddhistes. Les textes sont écrits sur des feuilles de palmier et de papier, en langue pâlie classique et en diverses langues du Sud-Est asiatique. FK soutient aussi la publication de la série  Matériel pour l'Etude du Tripitaka.
 
En raison du nombre grandissant de textes et de collections provenant  de bibliothèques, FPL a actuellement des problèmes de logement et de personnel. Pour préserver et étudier correctement cette importante partie de la littérature bouddhiste, des ressources supplémentaires sont nécessaires. Des plans initiaux sont en cours pour développer le Centre de Ressources FPL. L'infrastructure permettra une étude critique de l'histoire et de la littérature bouddhiste de l'Asie du Sud-Est à partir de ses sources premières: la préservation des ouvrages connexes par réplication et publications; et le plus important, la création d'un forum d'échanges d'idées et de méthodes de recherches localement et dans le monde.

Espérons qu'un consortium d'organisations bouddhistes et de supports individuels réuniront leurs efforts pour que le Centre de Ressources FPL deviennent une réalité ces prochaines années.
 
 
 
Un Khenpo dans la Capitale

Khenpo Jamyang Lobshal se rend à Washington, D.C.
en tant que chercheur invité
Un chercheur en visite, le Vén. Khenpo Jamyang Lobshal à Washington, D.C.
 
Le Vén. Khenpo Jamyang Lobshal, directeur de l'Institut Dzongsar Khyentse Chökyi Lodrö à Bir, en Inde, passe un semestre en tant que chercheur invité au Département des religions à l'Université George Washington, à Washington D.C. La visite de Khenpo Jamyang est financée par une subvention de la Fondation Khyentse versée à l'université.

Le Khenpo donne des conférences à l'université sur la philosophie Madhyamaka, et sur le Bodhisattvacaryavatara de Santideva; il travaillle aussi sur divers projets de recherche avec le professeur Ani Kunga Chodron, assistant de recherche. Il est hébergé  par le Centre Sakya Phuntsok Ling d'Etudes et méditation bouddhistes tibétaines, où il donne une série de cours sur la philosophie Madhyamaka, la logique et le débat bouddhistes, à l'invitation de Khenpo Kalsang Gyaltsen, directeur spirituel de Sakya Phuntsok Ling. Pendant son temps libre, Khenpo Jamyang poursuit ses études de la langue anglaise.
 
 “Cette opportunité d'enseigner la philosophie bouddhiste dans une université occidentale et d'aider à traduire ces idées en anglais est une expérience très importante pour moi" explique le Khenpo. "Et je remercie la Fondation Khyentse de l'avoir rendue possible.”
 
 
 
  VISAGES DE LA FONDATION
 
 Rencontre Avec Irene Suyin Lee
 
Notre gestionnaire de fonds donne un visage souriant à l'administration des subventions 
Dans chaque numéro du Communiqué, nous présentons des membres de notre équipe de volontaires - représentants de pays, coordinateurs de projets, conseillers, et membres du bureau exécutif. Ce mois, à la rencontre de Suyin Lee.
 
Suyin Lee dirige la coordination des fonds de la Fondation Khyentse. Avec Pat Hanna, elle est responsable de l'administration des bourses et des subventions. C'est un travail important et énorme; le fonds des bourses est la priorité principale parmi les Cinq Projets de la Fondation Khyentse. Au cours de l'an dernier, la fondation a offert des bourses à 29 personnes, des subventions à 19 groupes et institutions, et des Prix d'excellence en études bouddhistes à des étudiants d'université particulièrement assidus partout dans le monde.

Outre les étudiants occidentaux, le programme a augmenté son soutien aux moines de la tradition Theravada dans des pays tels que le Bangladesh, le Sri Lanka et le Cambodge.
 
Principal agent de liaison entre les bénéficiaires de subventions et la fondation, Suyin travaille directement avec les personnes et les organisations qui reçoivent les fonds de FK. Elle raconte: "C'est assez extraordinaire de communiquer avec les bénéficiaires et les groupes de toute la planète pour traiter de leur financement: que ce soit le moine solitaire au Bangladesh, le médecin en Chine qui traduit le Dharma en chinois, le petit groupe théâtral qui interprète les histoires de Bodhi Kata dans l'Inde rurale, et le grand et très respectable Centre de ressources bouddhistes tibétaines, qui est en train de numériser la littérature en langue tibétaine. Il est encore plus spécial de rencontrer certains de ces bénéficiaires durant nos voyages en Thaïlande, au Bhoutan, ou tous ceux qui visitent Vancouver. Je suis touchée par leur humilité, leur dévotion et leur gratitude."

Suyin a pris sa retraite de son cabinet privé de psychothérapeute, et elle apporte  à son poste de coordinatrice des fonds son expérience professionnelle en soins infirmiers, aide psychologique, formation et développement de groupe. Avec son mari Doug Rickson, elle a fondé Rigpa Canada en 1998, avant d'étudier avec Dzongsar Khyentse Rinpoche. Suyin et Doug ont fait du bénévolat pendant plusieurs mois au Shedra Bartsham, dans le Bhoutan oriental en 2004 et 2006. Elle a récemment cessé  son activité en tant que coordinatrice des événements d'enseignements de Rinpoché à Vancouver, au Canada.

“Travailler avec FK a été une façon très personnelle de mener à bien la vision de Rinpoché de promouvoir les enseignements du Bouddha pour le bien de chacun grâce aux patronages. De plus, Doug et moi avons eu la grande chance d'enseigner l'anglais aux moines à la shedra de Bartsham. A la fin de notre séjour là-bas, les moines nous appelaient Ama et Apa - cela nous a vraiment touchés! Vivre et enseigner au Bhoutan a été le point culminant de notre vie; le Bhoutan est vraiment notre deuxième patrie. Nous aimons le pays, la culture, les gentillesse et la générosité des gens. Nous ne pouvons pas assez remercier Rinpoché de nous avoir donné l'occasion d’être utiles au Bhoutan!"
 
Photo: Suyin et Doug au Bhutan

La Fondation Khyentse conserve une structure très simple. La Fondation est un organisme à but non-lucratif, établi aux Etats-Unis, avec des représentants dans 13 pays. Nous opérons en comités et groupes de travail par projets. Pour savoir comment vous pouvez contribuer aux activités de FK dans votre pays, contactez votre représentant FK. 

 

 
 Et si...

Et si 100 de nos amis participaient au Fonds d'équivalence avec seulement 20$ par mois?
 
Chacun apporterait une contribution de 240$ par an pour soutenir la vision de Rinpoché, les sponsors du fonds de contrepartie doubleraient  cette somme
et au total
US 48,000$ seraient versés à la fondation.

Pensez-y!

Participez au Fonds d'équivalence 
 
 
 
Merci de Votre Attention
 
 
 
KHYENTSE FOUNDATION
Promoting the Buddha’s teachings of wisdom and compassion for the benefit of all people.

P.O. Box 156648 | San Francisco, CA 94115 | phone & fax: 415.788.8048
[email protected] | www.khyentsefoundation.org

THE COMMUNIQUÉ is a publication of Khyentse Foundation, a nonprofit organization founded by
Dzongsar Khyentse Rinpoche in 2001 to build a system of patronage to support all traditions of Buddhist study and practice.

 

Would you like to forward this email to a friend? Click here.
Remove my name from all future email correspondence
 
Address postal inquiries to:
Khyentse Foundation
PO Box 156648
San Francisco, CA 94115
Powered By
eTapestry     Delivra